Découvrez les danses des Hautes terres d'Écosse

Les danses des Highlands font partie des rares danses au monde à n’être dansées que sur la plante des pieds et se caractérisent par une forte rotation vers l’extérieur (le « en dehors ») des hanches, des jambes et des pieds. Ces danses, où chaque battement de musique est un saut, exigent des qualités telles que la puissance, l’agilité et la coordination, mais également un fort mental pour acquérir l’endurance nécessaire et se souvenir de toutes les combinaisons de pas et de leur enchaînement.

Elles durent en moyenne deux minutes, mais les mouvements que l’on doit enchaîner sont épuisants. On dit souvent qu’il est plus facile de courir 45 minutes que de danser une Highland Fling où la danseuse, avec le sourire, va sauter verticalement 192 fois tout en exécutant des mouvements de jambes très rapides et complexes sollicitant les muscles de la tête aux pieds avec plus de 5 kg de vêtements en laine à porter.

La pratique de la Highland dance améliore la posture et l’équilibre en renforçant la colonne vertébrale. Elle permet de découvrir son corps et de comprendre comment s’articulent entre eux les différents groupes musculaires. Elle favorise la force musculaire et l'endurance, et est un excellent entraînement cardio-vasculaire.

Pour être une danseuse des Highlands accomplie, il faut donc avoir la grâce d’une ballerine et la puissance d’une gymnaste !


Les danses des Highlands sont d’abord des solos où le danseur est souvent préparé à concourir. Toutefois ceux qui ne veulent pas faire de la compétition, ni passer des examens, mais juste danser pour le plaisir voire faire un spectacle, y trouvent tout autant leur place quel que soit leur âge et leur corpulence physique.

Néanmoins, concourir et faire des spectacles (certains peuvent commencer très jeunes) offre :
  • la possibilité de se faire des amis (la Highland dance est une grande famille mais un tout petit monde !),
  • de voyager loin,
  • de ressentir le frisson d’une prestation (compétition ou spectacle)
  • de développer sa force et son endurance,
  • d'accroitre la confiance en soi,
  • d'établir une estime de soi,
  • d'encourager l'auto-discipline et l'engagement.


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A l'origine pratiquées que par des hommes, elles le sont aujourd'hui à 95% par des femmes. C'est vers la fin du 19e siècle, qu'une jeune fille de 10 ans, nommée Jenny Douglas, décide de participer à un concours de danse des Highlands. Comme le règlement ne l’interdisait pas explicitement, les juges condescendirent à la laisser concourir. Ce fut un choc pour tous de voir, pour la première fois, une jeune fille en découdre sur scène avec les hommes et faire jeu égal (sinon mieux) avec eux. Il n’en fallut pas davantage pour que la gent féminine se précipite dans la compétition. Mais la participation féminine connaît sont plus grand essor lors des deux guerres mondiales où les femmes dansent pour perpétuer les traditions en l'absence des hommes partis au front. C'est au début des années 1950 que la participation féminine prend définitivement l'ascendant avec la création de la Aboyne dress, une tenue plus féminine, et la remise au goût du jour des danses dites "Nationales", d'élégance plus féminine.  

 Mot du Webmaster 


Ce site a été créé pour faire connaître les danses des Highlands en France. Depuis 2015, une poignée de passionnés de culture écossaise oeuvrent pour les introduire et les pérénniser en France, un des rares pays celte à ne pas en avoir.

Il nous a paru essentiel d'avoir un site, en langue française, faisant référence en la matière. Il reste perfectible et vos avis sont les bienvenus si vous souhaitez nous les transmettre via la rubrique "Contact".

Toutefois, l'actualité en France sera diffusée par le canal du groupe Facebook lié à ce site :




Les pionniers de la Highland dance en France

Stéphane Béguinot

Stéphane Béguinot

Passionné de culture écossaise, c'est en 2013 qu'il se lance dans le projet d'introduire et de faire perdurer les danses des Highlands en France.

Après s'être cultivé de cette discipline, sa passion et la constance de son implication lui valent d'être admis dans la grande famille de la Highland dance bien que non danseur. Fort de son réseau d'aide à l'international, il se lance en 2015 dans la "conquête" du territoire national où il part d'une page totalement blanche : ni professeur, ni danseur pour la discipline... 

Il rassemble petit à petit des passionnés qu'il informe via le groupe Facebook Highland dancing France qu'il administre. Il permet à plusieurs jeunes désireux de se lancer dans les danses des Highlands de trouver une voie à leur passion et leur ouvre son réseau d'amis. Il fait découvrir les danses des Highlands en France en organisant des spectacles sur le territoire National à Paris (La Parisienne en spetembre 2015) et à Thiron-Gardais (Highland games en mai 2016).

Il fonde la première école de Highland dance en France à Paris, le "Paris & Shire school of Highland dancing" qui ouvrira ses portes sitôt le nombre d'inscrits suffisant pour atteindre l'équilibre financier.

Fanny Aubret

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Fanny découvre les danses des Highland en regardant le festival interceltique de Lorient. C'est le coup de foudre et elle les apprend en autodidacte chez elle en utilisant les supports vidéos disponibles sur internet. 

Sa passion, sa persévérescence et son aptitude à comprendre les pas en les regardant pratiquer la font remarquer de la grande famille internationale de la Highland dance et Morgan Bamford lui a offert la veste de danseuse avec laquelle elle a gagné 7 fois les championnats du monde pour l'aider à devenir le porteau drapeau de l'introduction des Highland dances en France. 

Depuis, aidée à distance par des professeurs et danseurs du monde entier et forte d'un stage à Paris et en Écosse,  Fanny est devenue la première licenciée et compétitrice française, s'offrant même une victoire à Edimbourg à l'occasion de sa première compétition. 

Elle met en place un programme sur 4 ans afin de passer l'examen de professeur de Highland dance et devenir la première enseignante française diplômée dans cette discipline. 

Philippe DUBIN

Philippe Dubin
Philippe Dubin, président du club de lançeurs de Saint-Michel force écossaise, est un militant de la première heure de la Highland dance. 
Il est à l'origine des spectacles de danse offerts lors de la Parisienne en septembre 2015, à Thiron-Gardais en mai 2016 puis à Waterloo en août 2016. Il fabrique lui même les épées de danse et a fait cadeau de la première paire à Fanny Aubret. Son modèle, original, est connu jusqu'aux USA. 
Aujourd'hui, il se prépare à intégrer une section Highland dance au sein de son club pour ne pas le cantonner aux seuls jeux de forces et l'ouvrir à toutes les disciplines présentes aux Highland games. Sa fille Anaïs compte parmi les premières françaises à se lancer dans l'apprentissage des danses des Highlands


Joanne Allan

Joanne Allan

Joanne Allan est originaire de la région d’Aberdeen dans le nord-est de l’Ecosse et elle habite à Paris depuis plus de dix ans. Elle a commencé la Highland danse à l’âge de 8 ans, en suivant des cours à Aberdeen puis à Alford avec Mylene Fraser et Ann Murray. Elle a dansé en compétition, à l’échelle locale, pendant plusieurs années et a obtenu son diplôme de professeur de Highland danse (UKA) à 17 ans. Mais les années suivantes, Joanne a dû mettre de côté ses chaussons de danse pour se concentrer sur ses études de théâtre et de français à la Queen’s Université de Belfast puis d’art dramatique à l’école de théâtre Jacques Lecoq à Paris. A Paris, Joanne a toutefois continué de s’appuyer sur la Highland danse pour inspirer certaines de ses chorégraphies théâtrales dansées.


Stéphane Béguinot et Fanny Aubret, pionniers de la Highland dance en France ont proposé à Joanne de s’associer à leurs aventures, ce que Joanne a accepté avec enthousiasme, rechaussant ses chaussons de danse. Elle est à ce jour la seule professeure diplômée de Highland dance disponible en France. Elle enseignera à la Paris & Shire school of Highland dancing.